Escales : La Forêt-Fouesnant - Les Glénan (Fouesnant)

Situé au cœur de la Cornouaille, le Pays Touristique de Quimper s’étend, du Pays Glazik, au Pays Fouesnantais.
Les Glénan, l’Odet, la cathédrale Saint-Corentin, sont parmi d’autres des éléments forts de l’image et du patrimoine du pays de Quimper, dont la richesse s’étend bien au- delà, pour qui aura la curiosité de s’y attarder.
Les escales de la semaine du petit cabotage vous permettront de découvrir la baie de la Forêt Fouesnant, célèbre pour sa « vallée des fous », autrement dit le pôle d’entrainement course au large des marins du Vendée Globe.

La Foret Fouesnant

Ancrée sur un riche terroir à l’ombre des arbres fruitiers, face au grand large, La Forêt Fouesnant fleure bon la douceur de vivre et la convivialité.
Les jardins pittoresques des demeures traditionnelles ponctuent les ruelles fleuries, qui enlacent le vieux port et la longue plage de sable fin. Le vieux port sera notre escale du soir et comme tout port il a une histoire …
Dans les années 1850, il obtint de par sa position et son importance, deux cales et des quais.
Environ une centaine de navires marchands venaient chaque année prendre des charges et enlever bois à feu, porcs, volailles, beurres, graisses et grains.
C’est le dragage, maërl (sable calcaire formé de concrétions plus ou moins coraliformes utilisé depuis longtemps comme engrais et amendement par les agriculteurs) qui fut l’une des principales activités du port à partir de 1920 à La Forêt Fouesnant.
Les marins pêcheurs utilisaient une dizaine de vieux sardiniers : bateaux à un mât, de 6 à 7 mètres d’une capacité de 10 à 12 m3. La propulsion était assurée par une voile et des rames.
La Campagne débutait fin octobre, dès la fin de la saison sardinière qui coïncide avec le début des labours. Elle s’arrêtait fin avril début mai.

ARCHIPEL DE GLENAN

L’archipel des Glénan, aujourd’hui haut lieu du tourisme nautique en Bretagne pour sa richesse naturelle a vu son histoire marquée par une période d’abandon presque complet. C’est avec l’installation, à la fin des années 1940, du centre nautique sur le site, puis du centre international de plongée, que l’archipel a pris peu à peu son essor ; il est devenu pour de très nombreux visiteurs un espace privilégié de découverte et de loisirs. Un espace à protéger.
Au début du 18ème siècle, les îles Glénan étaient le repaire de corsaires et de pirates. Connues pour la pêche à la langouste et au homard, les eaux de l’Archipel attiraient à la fin du 19ème siècle les « travailleurs de la mer » de tout le Finistère.
Aujourd’hui nombreux sont les bateaux de plaisance présents dans l’archipel certains jours de l’été. La clarté de l’eau s’explique par la présence de bancs de maërl, algue marine calcaire qui en se décomposant contribue à la blancheur du sable.

Mouillages en herbes

La transparence de l’eau aux Glénan permet d’observer sur les fonds sableux de véritables prairies sous-marines : ce sont les herbiers de zostères. Ils sont un refuge et une zone de ponte pour les poissons et les crustacés, une source de nourriture pour les oiseaux migrateurs et hivernants. Les herbiers des Glénan sont actuellement en régression. Les ancres des bateaux arrachent des pieds entiers de zostères avec leurs rhizomes et racines, et les chaînes détruisent les feuilles sur toute la surface d’évitage des embarcations.
L’herbier ainsi dégradé mettra plusieurs années à se reconstituer. Il existe des mouillages organisés à la Pie et à la Chambre. Si vous jetez l’ancre, évitez les herbiers !