3 août 2011

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Votre arrivée à l’Hôpital Camfrout

LE BLEU SOMBRE DE L’HÔPITAL-CAMFROUT

La rivière le Camfrout croise Moulin-Mer, premier port à l’aval sur la rive nord, puis s’engouffre, en larges méandres, vers le centre bourg de l’Hôpital-Camfrout. Petite ville réputée pour sa kersantite, cette roche bleu sombre, l’essence même de la statuaire bretonne.

Votre escale

  • Pot d’accueil offert par la municipalité et les pays touristiques.
  • Soirée libre, barbecue mis à disposition, si besoin.

A Voir - A Faire

L’église Notre-Dame de Bonne Nouvelle

La construction de l’église Notre-Dame de Bonne Nouvelle débute vers 1490. Le porche date de 1611, la sacristie de 1634, la porte des lépreux de 1736. Au cours d’une nuit de février 1825, un incendie ravage en partie charpente et toiture. Dans les années 1970, des travaux de restauration révèlent d’une part une porte ouvrant sur un grenier à grains situé au-dessus de la nef, d’autre part une peinture représentant saint Michel terrassant le dragon sur la porte de la sacristie. Dans l’église, un blason dit des tailleurs de pierre témoigne de la vocation ancestrale de la paroisse. Six carrières de kersantite, variété de lamprophyre, furent longtemps exploitées dans les environs de L’Hôpital-Camfrout. La dernière carrière a cessé son activité en 1984.

La kersantite, dure mais tendre à la taille

D’un beau bleu sombre, résistante à l’altération, dure mais tendre à la taille, la kersantite aurait été repérée pour ses propriétés intéressantes depuis la Préhistoire. C’est à partir du XIVe siècle que la kersantite est employée comme matériau majeur pour les églises, les calvaires, les croix, la statuaire bretonne. Au XIXe et au XXe siècle, les ouvrages d’art, tels les soubassements des phares de Kéréon et d’Eckmühl, s’en montrent friands. A moins d’un kilomètre du centre bourg sur la rive droite du Camfrout, aux lieux-dits Rhun Vian et Rhun Vras, cinq excavations désormais ennoyées correspondent aux sites d’extraction des siècles passés. L’épuisement des veines, la concurrence des nouveaux matériaux de construction, la lassitude du gris bleu ont engendré le déclin des carrières. Sources : Association du patrimoine « Dec’h, Hizio ha Warc’hoazh »

L’île de Tibidy

L’île de Tibidy aurait été au Ve siècle l’ermitage du moine Saint Gwénolé accompagné de onze frères. Affrontant vents et marées, ils y demeurent trois ans. « Un jour, relate l’historien Erwan Chartier-Le Floch [1], tels les Hébreux traversant la Mer Morte, les douze moines bretons décident de traverser l’Aulne et de s’installer en face, dans ce lieu qui allait devenir Lantowinnoc, aujourd’hui Landévennec ». Bien plus tard, l’île devient propriété de la famille Avice de Mougon qui y fait construire un château en 1869. Contreforts, encadrements de portes et fenêtres sont en kersanton.

Le bois du Gars

A l’est de la commune, s’étend sur 229 hectares le bois du Gars. En 1967, la Caisse d’Epargne en fait l’acquisition. Trente ans plus tard, l’Office National des Forêts devient propriétaire de cette forêt domaniale. Une douzaine d’essences résineuses distinctes y sont recensées. Un véritable arboretum !

Liens utiles

Mairie de l’Hôpital-Camfrout

Mise à jour : 24 décembre 2016